La croyance chinoise des étincelles qui s’enflamment n’est pas liée seulement à la croyance personnelle en ses propres potentialités, mais aussi à la traditionnelle croyance culturelle chinoise qui veut qu’il faille faire de sérieux efforts pour tenir sur ses propres jambes et que les enfants donnent de l’espoir à la famille, disent Patrick S.Y.Lau et Florence K.Y.Wu. Ce trait culturel montre la manière dont les chinois entretiennent l’espoir.

“Ce n’est pas seulement l’émotion provoquée par les effets positifs qui maintient notre engagement dans ces objectifs futurs. C’est la forte croyance intime dans la conquête du destin, même quand celui-ci semble échapper à notre contrôle, qui nous donne la force d’aspirer à un avenir prometteur.”

La première fois que des élèves ayant des besoins éducatifs particuliers ont été interviewés sur leurs projets d’avenir dans le cadre d’une recherche sur la mise en oeuvre de programmes de développement des jeunes en milieu scolaire, l’un d’eux a déclaré: “J’espère pouvoir utiliser “mes étincelles particulières” pour éclairer ma vie et celle de ma famille. Même si ces étincelles sont “trop particulières” pour les autres, j’espère pouvoir les utiliser. Nos parents ont dépensé trop de temps, d’argent et d’énergie pour m’élever”. Malgré les difficultés auxquelles ils pourraient être confrontés dans le futur, les élèves croient toujours fermement en l’avenir et espèrent apporter des changements dans leur vie et dans celle de leur famille en utilisant leurs étincelles.

Le destin joue un rôle important dans le maintient de l’espoir dans ce pays qu’est la Chine. Accepter son destin ne veut pas dire réagir passivement face aux situations adverses et incontrôlables. Le destin est considéré comme un objectif pour ou contre lequel il faut lutter. Les chinois sont prêts à rencontrer leur destin et heureux de cette rencontre.

Patrick S.Y.Lau est doyen associé ( Programmes professionnels) de la Faculté d’éducation et professeur associé au Département de psychopédagogie de l’Université chinoise de Hong Kong (Chine).

Florence K.Y.Wu est professeur chargé de recherches à l’Université polytechnique de Hong Kong (Chine). Durant 10 ans, elle a enseigné dans le secondaire.